Ressources presse
Punaises de lit : une source qui ne vend aucun traitement
Le sujet revient chaque automne, et la plupart des interlocuteurs disponibles vendent de la désinsectisation. Nous faisons uniquement de la détection — nous n’avons donc aucun intérêt à ce que le problème paraisse plus grave qu’il ne l’est.
Ce que nous pouvons dire, et ce que nous refusons de dire
Nous pouvons
- Expliquer la méthode et ses limites réelles
- Décrire des tendances de terrain, présentées comme telles
- Donner des ordres de grandeur tarifaires, relevés sur devis de clients
- Vérifier un chiffre que vous comptez publier
Nous refusons
- D’avancer une statistique par commune : aucune n’existe
- De simuler une découverte pour la caméra
- De recommander une entreprise de traitement
- De présenter la détection canine comme fiable à 100 %
Trois précisions que la couverture médiatique rate souvent
La fiabilité annoncée vaut en laboratoire. Le chiffre de 95 à 98 % circule partout. Il provient d’essais en conditions contrôlées (Pfiester et coll., 2008). Les travaux menés en logements réellement occupés relèvent des résultats plus faibles et plus variables (Cooper et coll., 2014). Citer le premier sans le second déforme la source — c’est l’erreur la plus fréquente sur ce sujet.
Ce n’est pas une question de propreté. L’insecte se nourrit de sang, pas de miettes. Cette croyance a un coût mesurable : elle pousse les occupants à cacher le problème, donc à le laisser s’étendre. C’est probablement l’angle le plus utile socialement, et le moins traité.
Le facteur décisif est le périmètre, pas le produit. Les traitements échouent rarement parce que le produit est mauvais ; ils échouent parce que la zone traitée était trop étroite. C’est ce qui explique les traitements répétés en copropriété.
Le registre de sources
Chaque affirmation chiffrée du site renvoie à une référence publique, avec la réserve qui lui est attachée : le registre complet réunit 21 références, dont six études évaluées par les pairs. Un dossier en texte brut destiné aux moteurs et aux rédactions est également disponible : llms-full.txt.
Nous corrigeons volontiers une erreur qui nous serait signalée, et nous le mentionnons sur la page concernée.
Nous joindre
Téléphone : 07 56 82 27 85 · E-mail : contact@syllodi-nuisibles.fr
Précisez votre média, votre angle et votre échéance : cela nous permet de vous dire tout de suite si nous sommes la bonne source, ou si vous devriez plutôt vous tourner vers une agence sanitaire.
Questions des rédactions
Êtes-vous disponibles pour un tournage ou un reportage ?
Oui, sous deux conditions simples : l’accord écrit de l’occupant du logement filmé, et l’absence de mise en scène du travail du chien. Nous refusons de simuler une découverte, y compris pour l’image — cela fausserait ce que le public comprend de la méthode.
Pouvez-vous fournir des chiffres sur l’Île-de-France ?
Non, et personne ne le peut honnêtement : aucune statistique publique d’infestation par commune ou par arrondissement n’existe en France. Nous pouvons décrire des tendances que nous observons, en les présentant comme telles. Méfiez-vous de tout prestataire qui vous annonce un pourcentage précis par quartier.
Pourquoi refusez-vous de recommander une entreprise de traitement ?
Parce que nous n’en connaissons aucune dont nous puissions garantir le travail, et surtout parce qu’une recommandation créerait exactement le lien d’intérêt que notre métier consiste à ne pas avoir.
Quel délai pour une demande de presse ?
Nous répondons le jour même en semaine. Pour une interview de fond, prévoyez de nous laisser vérifier les chiffres que vous comptez publier : c’est généralement là que nous sommes le plus utiles.
Sources
- Pfiester et al., 2008 — J. Econ. Entomol.
- Cooper, Wang & Singh, 2014 — J. Econ. Entomol.
- Doggett et al., 2012 — Clin. Microbiol. Rev.
- ANSES, 2023 — expertise collective
- Constat Canin — registre d’interventions
Références arrêtées au 28 août 2026 · page mise à jour le 9 septembre 2026 · bibliographie complète et méthode · signaler une erreur